Page:Plotin - Ennéades, t. III.djvu/646

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substantiarum, et eorum quæ conferant ad naturalem harum substantiarum dispositionem, ut hominis, et si quid est omnino perfectivum, sapientiæ scilicet et virtutis. »

Ce livre de Plotin est cité par Jamblique dans son Traité de l’Âme. Voyez notre tome II, p. 647, fin.


LIVRE HUITIÈME.
DE LA BEAUTÉ INTELLIGIBLE.

Ce livre est le trente-unième dans l’ordre chronologique.

Gœthe en a traduit en allemand le paragraphe 1[1].

Le sujet traité dans ce livre se rattache à la fois à la théorie exposée sur le Beau dans le livre VI de l’Ennéade I, dont il est le complément, et à la théorie générale de l’Intelligence et des trois hypostases, comme Creuzer l’indique en ces termes :

« Eum librum a Porphyrio (De Vita Plotini, § 25) ad eam Enneadem relatum videas quae versatur circa Mentem. Videlicet summum illud, quod Bonum Unumque dicitur, sive Deus, de quo extremus extremæ Enneadis liber est, is, per se proprie spectatus, fugit ipsum quoque intellectum ; intraque manens, velut in recondito semper domicilio, cognosci nequit, nisi per gradus. Voluit autem patefieri suam essentiamper tria bona, in ejus quasi domicilii limine locata. Sunt eæ ternæ monades intelligibiles : veritas (ἠ ἀλήθεια(hê alêtheia)), pulchritudo (ἠ ϰαλλονή(hê kallonê)), et congruentia (ἠ συμμετρία(hê summetria)). Vide Platonis Philebum, unde hæc doctrina maxime ducta est. »

Les passages des dialogues de Platon, autres que le Philèbe, auxquels Plotin a fait le plus d’emprunts, le Phèdre, le Timée, ont été indiqués dans les notes, p. 112-113, 115, 120-121, 124-126.

Nous avons aussi déjà indiqué dans les notes des rapprochements avec Damascius (p. 122), et avec Leibnitz (p. 113).

Ce livre est cité par Proclus, comme nous l’avons mentionné p. 124, note 3.

  1. « Hujus libri caput primum germanice vertit Goetheus, latina Ficini maxime secutus (in epistolis ad Zelteram, Part. I, p. 190-192), et uterque in bis Plotini placitis doctrinæ de Pulchritudine summam in esse judicat. » (Creuzer, t. III, p. 508.)