Page:Plutarque - Vies, traduction Ricard, 1829, tome 13.djvu/82

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ou par des termes déjà connus dans la langue latine. Il faisait servir ainsi à son amusement la facilité qu'il avait pour la poésie : lorsqu'il s'abandonnait à ce genre de composition, il faisait jusqu'à cinq cents vers dans une nuit. II passait la plus grande partie de son temps dans sa maison de Tusculum, d'où il écrivait à ses amis qu'il menait la vie de Laërte, soit qu'il voulût plaisanter, comme à soit ordinaire, soit que son ambition lui fît désirer encore de prendre part au gouvernement et qu'il fût mécontent de sa situation présente. Il allait rarement à Rome, et seulement pour faire sa cour à César : il était le premier à applaudir aux honneurs qu'on lui décernait, et avait toujours quelque chose de nouveau et de flatteur à dire sur sa personne ou sur ses actions. Tel est le mot sur les statues de Pompée qu'on avait abattues ; et que César fit relever. « César, dit Cicéron, en relevant les statues de Pompée, a, par cet acte de générosité, affermi les siennes. »

XLI. Il pensait à écrire l'histoire de Rome, dans laquelle il voulait faire entrer une partie de l'histoire grecque, avec la plupart de ses fables ; mais il en fut détourné par un grand nombre d'affaires publiques et particulières, par des événements fâcheux, dont les uns furent involontaires et les autres lui arrivèrent presque