Page:Poe - Contes inédits traduction William L. Hughes, Hetzel.djvu/257

La bibliothèque libre.
Aller à la navigation Aller à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.

affligée. Les veillées et le vin, Castiglione, voilà ce qui te perdra ! Tu es déjà changé, — je te trouve l’air hagard : rien ne ruine la santé comme les veillées et le vin.

CASTIGLIONE, rêveur.

Rien, chère cousine, — rien, pas même le chagrin, ne détruit la santé comme les veillées et le vin. Je me corrigerai.

ALESSANDRA.

Ne te contente pas de promettre ! Je voudrais aussi te voir renoncer à la société turbulente qui t’attire ; — des gens de basse naissance ne sont pas les compagnons qui conviennent à l’héritier du vieux di Broglio et au fiancé d’Alessandra.

CASTIGLIONE.

Je cesserai de les voir.

ALESSANDRA.

Je le veux, — il le faut. Et puis, soigne davantage ta mise et ton équipage, trop simples pour une personne de ton nom et de ton rang : le monde attache beaucoup d’importance aux apparences.

CASTIGLIONE.

J’y aviserai.