Page:Poe - Contes inédits traduction William L. Hughes, Hetzel.djvu/299

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LE CORBEAU


I

Un soir, par un triste minuit, tandis que faible et fatigué, j’allais rêvant à plus d’un vieux et bizarre volume d’une science oubliée, tandis que sommeillant à moitié, je laissais pencher ma tête de çà, de là, j’entendis quelqu’un frapper, frapper doucement à la porte de ma chambre. « C’est un visiteur, murmurai-je, qui frappe à la porte de ma chambre —

Ce n’est que cela et rien de plus. »


II

Ah ! je m’en souviens comme d’hier ; — c’était pendant le froid décembre, et chaque tison isolé dessinait, en expirant, son fantôme sur le parquet. Je souhaitais vivement le jour ; — en vain j’avais cherché dans mes rêves l’oubli de mes peines,