Page:Poe - Eureka trad. Baudelaire 1864.djvu/121

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du Doute, j’en aperçois très-aisément trois, et je vais les examiner successivement.

On dira peut-être d’abord : « La preuve que la force d’irradiation (dans le cas en question) est en proportion directe des carrés des distances repose sur cette supposition gratuite que le nombre des atomes dans chaque couche est la mesure de la force par laquelle ils ont été émis. »

Je réponds que non-seulement j’ai parfaitement le droit de faire une telle supposition, mais que je n’aurais aucun droit d’en faire une autre. Ce que je suppose est simplement qu’un effet sert de mesure à la cause qui le produit, — que tout exercice de la Volonté Divine sera proportionnel au but qui réclame cet exercice, — et que les moyens de l’Omnipotence, ou de l’Omniscience, seront exactement appropriés à ses desseins. Le déficit ou l’excès dans la cause ne peuvent engendrer aucun effet. Si la force qui a irradié chaque couche dans la position qu’elle occupe avait été moins ou plus grande qu’il n’était nécessaire, c’est-à-dire, si elle n’avait pas été en proportion directe avec le but, alors cette couche