Page:Poe - Eureka trad. Baudelaire 1864.djvu/135

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au moment où ils se séparaient de la Particule Propre ; produite également par l’inégalité particulière et subséquente de distance de chacun à chacun.

Ce que je désire faire entrer dans l’esprit du lecteur, c’est la certitude que, tout d’abord (la force diffusive ou Volition Divine s’étant retirée), de la condition des atomes telle que je l’ai décrite, ont dû, sur d’innombrables points à travers la sphère Universelle, naître d’innombrables agglomérations, caractérisées par d’innombrables différences spécifiques de forme, de grosseur, de nature essentielle, et de distance réciproque. Le développement de la Répulsion (Électricité) doit naturellement avoir commencé avec les premiers efforts particuliers vers l’Unité, et avoir marché constamment en raison de la Coalescence, — c’est-à-dire de la Condensation, ou, conséquemment, de l’Hétérogénéité.

Ainsi les deux Principes proprement dits, l’Attraction et la Répulsion, le Matériel et le Spirituel, s’accompagnent l’un l’autre dans la plus étroite confraternité. Ainsi le Corps et l’Âme marchent de concert.