Page:Poe - Eureka trad. Baudelaire 1864.djvu/178

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.


nement de dix-sept lunes, mais très-probablement de quelques autres, doit être maintenant considéré comme un des types de ces agglomérations innombrables qui ont commencé à se produire à travers la Sphère Universelle, lorsque s’est retirée la Volonté Divine. Je veux dire que nous avons à considérer notre système solaire comme fournissant un cas générique de ces agglomérations, ou, plus correctement, des conditions ultérieures auxquelles elles sont parvenues. Si nous fixons notre attention sur l’idée qui a présidé au dessein du Tout-Puissant, à savoir la plus grande somme possible de rapports et la précaution prise pour atteindre le but avec la différence de formes dans les atomes originels et l’inégalité particulière de distance, nous verrons qu’il est impossible de supposer même une minute que deux seulement de ces agglomérations commençantes soient arrivées à la fin précisément au même résultat. Nous serons plutôt inclinés à penser qu’il n’y a pas dans tout l’Univers deux corps stellaires, soleils, planètes ou lunes, qui soient semblables dans le particulier, malgré que tous le