Page:Poe - Eureka trad. Baudelaire 1864.djvu/196

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.


pressions graduées, par laquelle seule l’intelligence de l’Homme peut embrasser les grandeurs dont je parle et les comprendre dans leur majestueuse totalité.

Jusqu’à présent, notre attention s’est dirigée presque exclusivement vers un groupement général et relatif des corps stellaires dans l’espace. De spécification, nous n’en avons fait que très-peu ; et les quelques idées relatives à la quantité, c’est-à-dire au nombre, à la grandeur et à la distance, que nous avons émises, ont été amenées accessoirement et en manière de préparation pour des conceptions plus définitives. Essayons maintenant d’atteindre à ces dernières.

Notre système solaire, comme nous l’avons déjà dit, consiste principalement en un soleil et seize planètes au moins, auxquelles, très-probablement, s’ajoutent quelques autres, qui tournent autour de lui comme centre, accompagnées de dix-sept lunes connues et peut-être de quelques autres que nous ne connaissons pas encore. Ces divers corps ne sont pas de véritables sphères, mais des sphéroïdes