Page:Poe - Eureka trad. Baudelaire 1864.djvu/95

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ment, qui ne pourront pas s’empêcher d’être largement satisfaites de mes simples suggestions. Pour ces intelligences, — comme pour la mienne, — il n’est pas de démonstration mathématique qui puisse apporter la moindre vraie preuve additionnelle à la grande Vérité que j’ai avancée, à savoir que l’Unité Originelle est la source, le principe des Phénomènes Universels. Pour ma part, je ne suis pas aussi sûr que je parle et que je vois ; — je ne suis pas aussi sûr que mon cœur bat et que mon âme vit ; — que le soleil se lèvera demain matin, probabilité qui gît encore dans le Futur, — je ne prétends pas du tout en être aussi sûr que je le suis de ce Fait irréparablement passé, que Tous les Êtres et Toutes les Pensées des Êtres, avec toute leur ineffable Multiplicité de Rapports, ont jailli à la fois à l’existence de la primordiale et indépendante Unité.

Relativement à la Gravitation newtonienne, le Docteur Nichol, l’éloquent auteur de l’Architecture des Cieux, dit : « En vérité, nous n’avons aucune raison de supposer que cette grande Loi, telle