Page:Potier de Courcy - Nobiliaire et armorial de Bretagne, 1890, tome 1.djvu/37

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XXXVI
POSTFACE

sentation ou leurs brevets. En dehors de ces catégories, les seules régulières quoique fort distinctes, il peut exister d’autres titres portés plus ou moins régulièrement par prescription ; il ne nous était pas possible de nous livrer à l’examen de leur légitimité, les éléments de conviction nous faisant absolument défaut ; nous ne pouvions donc les admettre, faute de justification suffisante.

Notre œuvre serait bien imparfaite sans le concours qu’ont bien voulu nous prêter quelques hommes spéciaux auxquels nous sommes heureux de témoigner notre gratitude. C’est à M. Léon de Tréverret, ancien garde-du-corps du Roi, qui possède si parfaitement l’histoire de l’ancienne armée française, que nous devons la nomenclature des pages du Roi et celle des officiers généraux. M. Briant de Laubrière a mis gracieusement à notre disposition les matériaux qu’il avait rassemblés pour une nouvelle édition de son Armorial de Bretagne, et spécialement ses extraits de l’Armoriai Breton, manuscrit de la Bibliothèque de l’Arsenal, et ses extraits des portefeuilles de Gaignières et des Blancs-Manteaux. Enfin, M. Ernest de Cornulier, auteur du Dictionnaire des terres du comté nantais, ouvrage qui nous a été si utile pour cette partie de la Bretagne que nous connaissions moins, a dépouillé à notre intention, aux archives de la Chambre des Comptes de Nantes, plusieurs des documents originaux cités dans notre Bulletin bibliographique. C’est à l’active et précieuse collaboration de M. de Cornulier, c’est à ses lumières et à sa complaisance inépuisables que le public sera redevable de la supériorité de cette édition sur la précédente[1].

Nous aurions désiré y joindre comme complément le Dictionnaire héraldique, aujourd’hui épuisé, publié en 1855 ; mais c’était grossir démésurément notre cadre dont les limites présumées ont été déjà notablement élargies. Nous nous réservons donc de faire ultérieurement de cet ouvrage l’objet d’une publication spéciale, indépendante de celle-ci, dont elle sera néanmoins l’appendice.

Nous n’avons pas sans doute la prétention d’avoir épuisé le sujet dans l’œuvre laborieuse que nous venons d’achever. Il a existé un certain nombre de familles, mentionnées dans les anciennes réformations des fouages, dont les blasons sont encore inconnus, et les procès-verbaux des droits honorifiques et prééminenciers dans les églises décrivent quantité de vitres et d’écussons dont l’attribution reste à fixer. Nous avons du moins beaucoup fait pour remplir les lacunes de l’édition de 1846 et pour faciliter la tâche de nos successeurs, en éclairant bien des doutes et en rectifiant bien des faits.

À défaut d’autre mérite, on ne nous refusera pas, nous l’espérons, celui d’avoir cherché au milieu des ruines que notre époque ajoute à d’autres ruines, à suivre le conseil d’Ovide :

Sparsa… matris collige membra tuæ.

  1. Nous avons trouvé pour la 3e et présente édition un concours non moins précieux chez M. Frédéric Saulnier, ancien président de la société archéologique d’Ille-et-Vilaine, qui sait tout ce qu’on peut savoir sur les familles de l’évêché de Rennes, et chez M. René Kerviler, auteur de la Bio-Bibliographie bretonne, qui possède à fond tout ce qui regarde les familles du comté nantais.

    Les notes de ces deux érudits auxquels nous offrons l’expression de notre gratitude, ont singulièrement facilité notre tâche.