Page:Potocki - Dix journées de la vie d’Alphonse Van-Worden, 1-3.djvu/21

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mes cris, que les échos répétèrent au loin. Enfin, je repris le chemin de l’abreuvoir ; j’y trouvai mon cheval attaché à un arbre, mais Lopez, Lopez avoit disparu.

J’avois deux partis à prendre, celui de retourner à Anduhar, et celui de continuer mon voyage. Le premier parti ne me vint seulement pas à l’esprit. Je m’élançai sur mon cheval, et le mettant tout de suite au plus grand trot, j’arrivai, au bout de deux heures, sur les bords du Guadalquivir, qui n’est point là ce fleuve tranquille et superbe, dont le cours majestueux embrasse les murs de Séville. Le Guadalquivir, au sortir des montagnes, est un torrent sans rives ni fond, et toujours mugissant