Page:Potocki - Dix journées de la vie d’Alphonse Van-Worden, 1-3.djvu/214

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comte Montalto, et l’autre le marquis de Serra. Le comte Montalto fit appeler mon père, et lui promit cinq cents sequins pour assassiner Serra. Mon père s’en chargea, mais il demanda du temps, parce qu’il savoit que le marquis étoit sur ses gardes.

» Deux jours après, le marquis Serra le fit appeler dans un lieu écarté, et lui dit : « Zoto, voici une bourse de cinq cents sequins, elle est à vous, donnez-moi votre parole d’honneur de poignarder Montalto ».

» Mon père prit la bourse et lui répondit : « Monsieur le marquis, je vous donne ma parole d’honneur de tuer Montalto ; mais il faut