Page:Potocki - Dix journées de la vie d’Alphonse Van-Worden, 1-3.djvu/230

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manière qui me confirma dans mon projet.

» Enfin arriva le dimanche qui devoit être le jour de la vengeance : le carrosse parut, l’on descendit. J’étois fort ému, cependant je me remis. Mon petit ennemi me démêla dans la foule, et me tira la langue. Je tenois ma pierre, je la lançai, et il tomba à la renverse.

» Aussitôt je me mis à courir, et ne m’arrêtai qu’à l’autre bout de la ville. Là, je rencontrai un petit ramoneur de ma connoissance, qui me demanda où j’allois ? Je lui racontai mon histoire, et il me conduisit aussitôt à son maître. Celui-ci qui manquoit de garçons, et ne savoit où en prendre pour un métier aussi