Page:Potocki - Dix journées de la vie d’Alphonse Van-Worden, 1-3.djvu/254

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jambe, je le fis tomber fort rudement, et même, en tombant, il se blessa avec le couteau qu’il tenoit à la main. La princesse, qui arriva sur ces entrefaites, voulut encore me faire battre par ses gens ; mais les sbires s’y opposèrent, et nous conduisirent en prison.

» Le procès de notre équipage ne fut pas long ; les matelots furent condamnés à recevoir l’estrapade, et puis à passer le reste de leurs jours aux galères. Quant au mousse qui restoit et à moi, nous fumes relâchés comme n’ayant pas l’âge compétent. Dès que la liberté nous fut rendue, j’allai au couvent des Augustins, mais je n’y trouvai plus mon père. Le frère portier me dit qu’il étoit mort, et