Page:Potocki - Dix journées de la vie d’Alphonse Van-Worden, 1-3.djvu/26

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Plus j’approchois de la venta et plus le silence me sembloit profond. Enfin j’arrivai ; et je vis un tronc destiné à recevoir des aumônes, avec une inscription ainsi conçue : « Messieurs les voyageurs, ayez la charité de prier pour l’âme de Gonzalez de Murcie, ci-devant cabaretier de la Venta Quemada ; sur toute chose passez votre chemin, et ne restez pas ici la nuit, sous quelque prétexte que ce soit ».

Je me décidai à braver les dangers dont l’inscription me menaçoit. Ce n’étoit pas que je fusse convaincu qu’il n’y a point de revenons ; mais on verra plus loin que toute mon éducation avoit été dirigée du côté de l’honneur, et je le fesois consister