Page:Potocki - Dix journées de la vie d’Alphonse Van-Worden, 1-3.djvu/269

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des princes, faisons pour le fils du brave Zoto ce que l’on fait pour eux ; je réponds qu’il se rendra digne de cet honneur. » — Ce discours mérita de grands applaudissemens à l’orateur, et je fus proclamé à l’unanimité.

» Mon grade d’abord n’étoit qu’une plaisanterie, et chaque bandit éclatait de rire en m’appelant « Signor tenente. » — Mais il leur fallut changer de ton ; non-seulement j’étois toujours le premier à l’attaque et le dernier à couvrir la retraite, mais aucun d’eux n’en savoit autant que moi, lorsqu’il s’agissoit d’épier les mouvemens de l’ennemi ou d’assurer le repos de la troupe. Tantôt je gravissois le sommet des rochers