Page:Potocki - Dix journées de la vie d’Alphonse Van-Worden, 1-3.djvu/288

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et fit marcher plusieurs régimens. D’un autre côté, le grand scheïk de Gomèlèz me proposa d’entrer à son service, et m’offrit une retraite dans cette caverne. J’acceptai sans balancer.

» L’audience de Grenade ne voulut point en avoir le démenti. Voyant qu’elle ne pouvoit nous trouver, elle fit saisir deux pâtres de la vallée, et les fit pendre sous le nom des deux frères de Zoto. Je connoissois ces deux hommes, et je sais qu’ils ont commis plusieurs meurtres. On dit pourtant qu’ils sont irrités d’avoir été pendus à notre place ; et que la nuit ils se détachent du gibet, pour commettre mille désordres. Je n’en ai pas été témoin,