Page:Potocki - Dix journées de la vie d’Alphonse Van-Worden, 1-3.djvu/296

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
( 122 )

basse. — « J’ai, dit-il, fait venir mes chevaux, et vous allez les voir. — En effet, nous vîmes bientôt arriver un nègre à cheval, qui tenoit un autre cheval en laisse. L’inconnu monta sur l’un, moi sur l’autre, et nous arrivâmes ainsi à la Venta-Quemada. « Voilà, me dit mon compagnon, un cabaret ou l’on m’a joué, cette nuit, un tour bien cruel. Il faut pourtant que nous y entrions. J’y ai laissé quelques provisions qui nous feront du bien. — Nous entrâmes en effet dans la désastreuse Venta, et nous trouvâmes dans la salle à manger, une table couverte et garnie d’un pâté de perdrix, et de deux bouteilles de vin. Nous en man-