Page:Potocki - Dix journées de la vie d’Alphonse Van-Worden, 1-3.djvu/372

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» Ici Messire Thibaud vit bien qu’il s’agissoit d’un souper qu’il avoit fait la veille avec ses deux amis. Il passa son bras autour de la taille souple et ronde d’Orlandine et la serra contre son cœur.

« Oui, lui dit-elle, voilà justement comme faisoient ces jeunes cavaliers. En vérité il me sembloit qu’ils s’aimoient tous beaucoup. Cependant ne voilà-t-il pas qu’un de ces jeunes gars dit qu’il savoit mieux aimer que les autres. Non, c’est moi, c’est moi, dirent les deux autres. — C’est lui. — C’est l’autre, dirent les jeunes filles. Alors, celui qui s’étoit vanté d’aimer le mieux, s’avisa, pour prou-