Page:Potocki - Dix journées de la vie d’Alphonse Van-Worden, 1-3.djvu/394

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
( 82 )

je remettois l’ouvrage au lendemain, et je finis par oublier presque cet art, aussi difficile que dangereux.

» Mon frère ne tarda pas à s’apercevoir de ma négligence, il m’en fit d’amers reproches, me menaça de se plaindre à mon père. Je le conjurai de m’épargner ; il promit d’attendre jusqu’au samedi suivant ; mais ce jour-là, comme je n’avois encore rien fait, il entra chez moi à minuit, m’éveilla, et me dit qu’il alloit évoquer l’ombre terrible de Mamoun. Je me précipitai à ses genoux, il fut inexorable. Je l’entendis proférer la formule, jadis inventée par la Baltoive d’Endon. Aussitôt mon père m’apparut assis sur un trône d’ivoire, un œil menaçant m’inspiroit la ter-