Page:Potocki - Dix journées de la vie d’Alphonse Van-Worden, 1-3.djvu/420

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me tendoient les bras ; ils s’approchèrent de ma chaise. Je les vis déployer les brillantes ailes qu’ils avoient aux épaules ; je distinguai même un léger flottement dans celles qui leur servoient de ceinture. Je crus qu’ils alloient aussi les déployer, et je mis une main sur mes yeux. Au même instant je la sentis baiser, ainsi que celle dont je tenois mon livre. Au même instant aussi, j’entendis que le miroir se brisoit en mille éclats. Je compris que le soleil étoit sorti du signe des gémeaux, et que c’étoit un congé qu’ils prenoient de moi.

» Le lendemain j’aperçus encore dans un autre miroir, comme deux ombres, ou plutôt comme une légère