Page:Potocki - Dix journées de la vie d’Alphonse Van-Worden, 1-3.djvu/421

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esquisse des deux formes célestes. Le surlendemain, je ne vis plus rien du tout. Alors, pour charmer les ennuis de l’absence, je passois les nuits à l’obervatoire, et l’œil collé au télescope, je suivois mes amans jusqu’à leur coucher. Ils étoient déjà sous l’horizon, et je croyois les voir encore. Enfin, lorsque la queue du cancer disparoissoit à ma vue, je me retirois, et souvent ma couche étoit baignée de pleurs involontaires, et qui n’avoient aucun motif.

» Cependant, mon frère plein d’amour et d’espérance, s’adonnoit plus que jamais à l’étude des sciences occultes. Un jour il vint chez moi, et me dit qu’à certains signes qu’il avoit aperçus dans le ciel, il jugeoit