Page:Potocki - Dix journées de la vie d’Alphonse Van-Worden, 1-3.djvu/48

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nous étudions dans les écrits du célèbre Averroès.

» Ma mère qui croyoit qu’on ne pouvoit trop s’armer contre l’ennui des sérails, vit avec plaisir naître notre goût pour l’étude. Elle fit venir de la Mecque une sainte personne que l’on appeloit Haz"réta, ou la sainte par excellence. Hazéréta nous enseigna la loi du prophète ; ses leçons étoient conçues dans ce langage si pur et si harmonieux, que l’on parle dans la tribu des Koréïsch. Nous ne pouvions pas nous lasser de l’entendre, et nous savions par cœur presque tout le coran. Ensuite, ma mère nous instruisit elle-même de l’histoire de notre maison, et mit entre nos mains