Page:Potocki - Dix journées de la vie d’Alphonse Van-Worden, 1-3.djvu/86

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me parut très-long, parce que j’étois éloigné d’Inesille.

» Lorsque les deux mois furent à peu près passés, je reçus une lettre de mon père, par laquelle il m’ordonnoit de venir à sa rencontre, et de l’attendre à la Venta-Quemada, à l’entrée de la Sierra-Moréna. Je ne me serois pas aisément déterminé à passer par la Sierra-Moréna, quelques semaines auparavant ; mais on venoit précisément de pendre les deux frères de Zoto, sa bande étoit dispersée, et les chemins passoient pour être assez sûrs.

» Je partis donc de Cordoue vers les dix heures du matin, et j’allai coucher à Anduhar, chez un hôte des