Page:Potvin - Le tour du Saguenay, historique, légendaire et descriptif, 1920.djvu/67

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le tour du saguenay

Jacques Cartier ne l’avait trouver à sa place actuelle, le 6 septembre 1535, lorsqu’il remonta le fleuve pour la première fois. »

M. Boucher assure, dans son Histoire Naturelle du Canada, adresse à Colbert, le 8 octobre 1663, qu’il n’y avait pas d’habitants dans Charlevoix lors des tremblements de cette année-là.

L'église des Éboulements s’élève sur une hauteur de près de 1.200 pieds du niveau du fleuve. La paroisse tire son nom des éboulements épouvantables qui se produisirent lors des secousses sismiques de 1663.

Des Éboulements à Saint-Irénée, on contourne une chaine de caps qui s’avancent dans le fleuve et obligent les navires à faire un demi-cercle. Le Cap-aux-Oies est le cap le plus avancé de cette chaîne.

Ceux qui mirent en vogue Saint-Irénée furent feu Sir Rodolphe Forget, l’honorable juge Sir A.-B. Routhier et l’honorable juge Joseph Lavergne. Sur le premier sommet des collines, on aperçoit Hauterives flanquée de sa tour carrée ; c’est la villa de Sir A.-B. Routhier. Bâtie plus près du rivage, se trouve la villa du juge Lavergne, Les Sablons. Plus haut, il y a Gil'Mont de feu Sir R. Forget. Plus près du rivage, presque sur la grève, s’élève l’hôtel Charlevoix. Partout à travers les bouquets d’arbres se disséminent d’autres villas, de claires maisonnettes. Ce qui fait le charme de Saint-Irénée, c’est le paysage. Un dirait un village des Alpes. De quelque côté que l’on tourne les regards, on est ravi. L'église paroissiale s’élève sur un haut plateau. L’érection de la paroisse date de 1843.

Sir A.-B. Roulhier a dit du paysage de Saint-Irénée : « Le site en est vraiment enchanteur. Tout