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Page:Prieur - Notes d'un condamné politique de 1838, 1884.djvu/219

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NOTES D’UN CONDAMNÉ POLITIQUE.

sonne qui en avait soin me dit que M. Roebuck était à Ham dans sa famille ; cependant, on l’attendait de jour en jour. On était au mercredi quand j’allai, pour la première fois, au bureau de l’ami des Canadiens, j’y retournai de nouveau le lendemain, puis le vendredi : M. Roebuck n’étant pas encore revenu le samedi, je pris le parti de lui écrire, pour lui demander les renseignements qui m’étaient en ce moment si nécessaires.

Dès le lundi matin je reçus une réponse à ma lettre. M. Roebuck me donnait toutes les informations nécessaires ; puis me faisait une foule de questions, pleines de sympathie et de sollicitude pour mes compagnons d’exil restés en Australie. Je m’empressai de répondre à sa bienveillante lettre ; je lui donnai le nombre des exilés Canadiens retenus à Sydney, je lui fis connaître leur triste condition et la quasi impossibilité pour eux de revenir, de longtemps, par le moyen de leurs propres ressources, à raison de l’état des affaires dans la colonie ; enfin je fis de mon mieux pour augmenter, si possible, l’intérêt qu’il portait à mes compagnons et amis que j’avais laissés si tristes en la Nouvelle-Galles du Sud.

M. Roebuck m’avait adressé à M. Graham, en m’indiquant avec précision où je pourrais rencontrer ce monsieur. Je pris une voiture, et, accompagné de M. Mesnier qui continuait à m’être utile, j’allai à la rue et au numéro indiqués. M. Graham me reçut avec une bonté