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LIV

certaines provinces, attendu qu’il n’est pas leur compatriote, comme on le pense, mais seulement leur voisin.

lit. — Comme on fait son lit on se couche.

C’est-à-dire que le bien ou le mal que l’homme éprouve est généralement le résultat de la conduite qu’il tient, des bonnes ou mauvaises mesures qu’il prend. Il peut se rendre heureux par un sage emploi des facultés que Dieu lui a départies ; son bonheur dépend de lui ; il doit le trouver dans l’accomplissement de ses devoirs. S’il est malheureux, ce n’est guère que par sa faute. Ce qu’il appelle son malheur n’est le plus souvent que l’expiation nécessaire de ses erreurs ou de ses sottises, et il ne souffre de vrais maux que ceux qu’il se fait lui-même. Tout ce qu’on a dit de plus philosophique sur la nécessité de vivre comme on voudrait avoir vécu, de n’imputer l’amertume de ses regrets qu’à l’intempérance de ses désirs, de chercher sa félicité au dedans de soi et son bien-être dans une vie laborieuse et bien réglée, tout cela est rappelé par ce proverbe si vulgaire, Comme on fait son lit on se couche.

litanies. — Tourner du côté des litanies.

Donner dans la dévotion. — Je rapporterai ici l’origine des litanies, qui est assez curieuse. Les Romains, à l’avènement d’un empereur, étaient dans l’usage de faire certaines acclamations, dans lesquelles ils énuméraient les secours qu’ils attendaient de lui. Ils s’écriaient, par exemple : Ut salvi sinus, Jupiter optime maxime, serva nobis imperatorem ; et quelques historiens ont pris soin de nous instruire que cette formule fut employée, à diverses reprises, par les sénateurs et par le peuple, dans le temple de la Concorde, où Pertinax reçut la pourpre. Cet usage des acclamations fut adopté par les premiers chrétiens, qui l’introduisirent même dans leurs synodes, malgré l’opposition de plusieurs Pères de l’église, auxquels il paraissait un peu trop profane, et il donna naissance aux litanies.

livre. — Un grand livre est un grand mal.

Mot du poète grec Callimaque, bibliothécaire d’Alexandrie,