Page:Réflexions sur la révolution de France.pdf/20

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NOTICE SUR BURKE.


Burke (Edmund), né a Dublin, le 1er janvier 1730, était fils d’un avocat célèbre, attaché à la religion protestante. Il commença son éducation chez un quaker, pour lequel il conserva, toute sa vie, le plus grand attachement ; et de la passa au collège de sa ville natale. S’il est vrai qu’il ait terminé ses études dans celui des Jésuiles de St.-Omer, comme on l’a souvent imprimé, on conçoit que cette circonstance ait donné lieu, plusieurs fois, en Angleterre, de le soupçonner de catholicisme. Burke arriva, en 1755, à Londres, où son esprit et ses connaissances le firent bientôt remarquer. D’abord étudiant en droit, puis avocat, il semblait entraîné, par son goût, plutôt vers la littérature, que vers les études particulières à sa profession ; et il prit l’engagement d’écrire dans les journaux et recueils périodiques. Ce fut à cette époque qu’il épousa la fille du docteur Nugent, son médecin. Comme elle était catholique, ce mariage, d’ailleurs constamment heureux, appuya encore l’opinion déjà établie, qu’il avait un penchant pour cette religion. Le premier ouvrage qu’il ait avoué porte la date de 1756 ; il est intitulé : Réclamation en faveur des droits de la société naturelle, ou Coup d’œil sur les maux qu’a produits la civilisation, ouvrage posthume de lord ***. Lord Bolingbroke était celui qu’il désignait ainsi, et il avait parfaitement imité le style et la manière de cet auteur. Son but