Page:Rameau - Notes historiques sur la colonie canadienne de Detroit, 1861.djvu/28

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des autres outils pour être payés dans deux ans seulement. Il leur sera délivré une vache qu’ils rendront sur le croit ; de même une truie. On leur avancera la semence de la première année à rendre à la troisième récolte. Les femmes et les enfants seront nourris pendant un an. Seront privés des libéralités du Roi ceux qui au lieu de cultiver se livreront à la traite. »

Malgré tous ces avantages la population était si clair semée au Canada, il était si facile de s’y faire un établissement dans la riche vallée du St. Laurent, et le Détroit était un pays si éloigné, que l’on ne put trouver personne dans les gouvernements de Québec et de Trois-Rivières, qui n’avaient aucune relation avec ce pays ; le gouvernement de Montréal seul avec lequel se traitaient les faibles relations commerciales du Détroit, fournit un petit contingent de 9 ou 10 familles formant 46 personnes.

Les années suivantes on accrut encore les avantages accordés aux colons et on expédia en 1750 un second convoi de 57 personnes — on donna cette année là 17 nouvelles concessions de terres, en 1751 nouvel envoi d’émigrants et 23 concession de terres.

Non seulement cette sollicitude portait ses