Page:Reclus - L'Homme et la Terre, tome III, Librairie universelle, 1905.djvu/248

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l’homme et la terre. — inde

écroulés prouvent que jadis quelques remparts étaient encore plus élevés. Dans les parties bien conservées de la digue, les prismes, dont quelques-uns pèsent plus de trois tonnes, sont placés alternativement en long et en large, comme les troncs de bois dans les isbas russes ; çà et là le fond des lagunes est couvert de fragments de basalte, tombés des esquifs qui les apportaient de carrières situées à plus de 30 kilomètres. Que pouvait être cette grande ville cyclopéenne, dont les insulaires de Ponape parlent maintenant avec une réserve craintive, et dans les réduits de laquelle on enferme parfois des condamnés, à leur très grande terreur[1] ?

D248- pont aux iles fidji -liv2-ch13.png

D’après une photographie.

pont aux iles fidji


A quatre cents kilomètres à l’est de Ponape, une autre île, la plus orientale des Carolines, Ualan (dite aussi Strong ou Kusaïe) abrite dans une rade les ruines de Lele, ville d’un caractère plus chaotique que Metalanim, mais tout aussi extraordinaire.

La « terre de l’Est » par excellence, l’Australie, île ou continent,

  1. F. W. Christian, Geographical Journal, vol. XIII, 1899, p. 105.