Page:Reclus - L'Homme et la Terre, tome III, Librairie universelle, 1905.djvu/252

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l’homme et la terre. — inde

ger à coup sûr, pour en connaître les escales, en marquer les étapes. Parce que les Grecs et les Romains, nos éducateurs, ignoraient ces mers, il ne s’ensuit pas que les Malais n’en fussent les audacieux explorateurs. Les récits légendaires des Mille et une Nuits nous apportent comme un lointain écho de leurs aventures.

Quelle que soit la série de questions actuellement sans réponse que l’historien des mondes lointains ait à se poser, une chose est certaine, c’est que non seulement des tribus et des peuples, mais aussi des civilisations diverses se sont succédé dans ces vastes étendues maritimes qui séparent l’Ancien Monde et le Nouveau. Combien de petites humanités distinctes, croyant constituer à elles seules un monde complet, ont ainsi péri avant que naquît la grande humanité ayant une conscience collective et embrassant la surface entière de la planète, éclairée d’orient en occident par le même soleil en son circuit quotidien !


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