Page:Reclus - L'Homme et la Terre, tome III, Librairie universelle, 1905.djvu/321

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odin, chef de caravanes

D’autres légendes et d’autres vestiges d’un ancien commerce témoignent aussi de l’existence d’une voie historique très fréquentée entre les montagnes de la Sibérie, notamment l’Altaï, et les contrées qui sont aujourd’hui devenues la Russie, la Finlande et la Suède : les cols de l’Oural et le large passage ménagé au sud des monts et au nord de la Caspienne ouvraient des chemins faciles aux voyageurs.

N° 263. Extension sibérienne des inscriptions runiques.
D321- Extension sibérienne des inscriptions runiques. -liv3-ch2.png

Les lignes en traits interrompus représentent l’une la voie du Darial à la Baltique, l’autre le chemin du Baïkal à Samara, suivant le tracé de la voie ferrée transsibérienne.

La forme bien inusitée du fond sud-ouest du lac Baïkal, à l’est de la carte, lat. 53°, est copiée, comme le reste de la carte, de l’Atlas Stieler, 1905.

Le lac au sud du golfe de Finlande est le Peïpous ou Peïpus et non le Peïpon.

Voir aussi la carte n° 29, page 197, tome I, pour les voies commerciales de la mer Noire à la Baltique.


Sur les bords du haut Yenisseï, on a découvert des inscriptions runiques ou du moins runiformes qui constatent les relations ethniques des Altaïens et des Scandinaves. Même bien au delà vers l’Orient, on a reconnu la route suivie par les graveurs d’inscriptions : Yadrintzev