Page:Reclus - L'Homme et la Terre, tome III, Librairie universelle, 1905.djvu/409

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SECONDE ROME — Notice Historique


A la mort d’Anastase (518), Justin, ancien paysan thrace, devenu préfet du prétoire à Constantinople, fut élevé au trône ; il adopta son neveu Justinien qui, né en 483, lui succéda en 527 et régna jusqu’en 565. Theodora, cypriote ou syrienne, avait épousé Justinien alors qu’il était héritier présomptif et mourut en 548. Les principaux généraux de l’empereur furent le Slave Kibuld, le Hun Mundo, petit-fils d’Attila, le Romain Germanus (A. Lefèvre), défenseurs de la ligne du Danube, puis Bélisaire (490-565) qui opéra dans l’Est contre les Perses et dans la Méditerranée occidentale contre les Vandales et les Goths, et l’eunuque arménien Narsès (472-568) plusieurs fois vainqueur des Ostrogoths et mort à Rome, patrice d’Italie.

Durant les cinq siècles et demi qui séparent la mort de Justinien du passage des Croisés à Constantinople, se succédèrent plus de soixante empereurs dont nous ne citerons que quelques-uns :

Justin II, 565-578 ; Maurice, 582-602 ; Phocas, 602-610 ; Heraclius, 610-641 ; Constant II, 641-668 ; Constantin IV, 668-685 ; Léon III l’Isaurien, 717-741 ; Constantin V, 741-775 ; Constantin VI et Irène, 780-802 ; Nicéphore, 802-811 ; Michel III et Theodora, 842-867 ; Léon VI, 886-911 ; Constantin VII ou Porphyrogénète, 919-959 ; Constantin IX, 963-1028 ; Alexis Comnène, 1081-1118.

Les Sassanides occupent le trône de Perse de 226 à 653. Après des Sapor, dont l’un règne de 310 à 380, et des Yezdidjerd, Chosroès le Juste (Khosru, Chosrav Anurchivan ou Anuchirvan, « celui dont l’âme est immortelle »), né au commencement du sixième siècle, succède à son père Kobad en 531 et meurt en 579. Hormisdas IV, 579-590 ; Khosru II, 590-628 ; Yezdidjerd III, 632-651, — le dernier des Sassanides, — sont ses successeurs les plus importants.

Mazdak, né à Persepolis en 470, tente avec l’appui de Kobad de réformer le mazdéisme (l’allitération des deux mots est purement fortuite) ; d’après Gobineau, « ses dogmes consistaient à ne plus reconnaître ni reli-