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MES SOUVENIRS

« Que n’engage-t-il ses agents à se porter partie civile et à attaquer les journalistes par-devant les tribunaux ? Croyez bien que, le cas échéant, on ferait bonne justice.

« Quant à moi, je fais tout ce qui dépend de moi pour empêcher que là presse attaque les gouvernements étrangers, et le gouvernement napolitain en aura une preuve irrécusable quand il saura que la direction de la Gazette piémontaise a été changée uniquement à cause de l’article relatif à l’atelier national dont M. le marquis Fortunato se fait cependant une arme contre nous.

« Si nous voulions de notre côté entrer dans la voie des récriminations, n’aurions-nous pas des motifs de plaintes beaucoup plus sérieux ? La presse n’est pas libre à Naples comme à Turin ; elle est tout entière sous la main du gouvernement, et nous aurions par conséquent bien raison de nous en prendre à celui-ci des attaques incessantes dont nous sommes l’objet de la part du journal le Tempio que tout le monde sait être l’organe confidentiel du cabinet de Naples.

« M. Fortunato veut donner une couleur politique à l’invitation qu’ont reçue des réfugiés siciliens lors du bal donné à Mme la duchesse de Gênes au château de Stupinis. Mais on y avait aussi invité des réfugiés