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CHAPITRE QUINZIÈME

constante vénération que nous professons tous pour le Saint-Siège, jointe à la ferme volonté de maintenir intacte l’indépendance de notre législation. »

Le roi recommandait ensuite l’observation des lois et il félicitait le pays du respect qu’il avait montré pour elles. Il assurait que, quant à lui, on devait s’en rapporter à sa loyauté bien connue pour le maintien de ses promesses et de ses serments.

Il fut accueilli avec un véritable enthousiasme, et son discours, qui exprimait les sentiments les plus chevaleresques, fut salué des applaudissements de toute la salle. Ces acclamations étaient une nouvelle preuve de l’étroite union qui existait entre la famille royale et le pays, et de la confiance particulière qu’inspirait la loyauté du roi.

M. Pinelli fut réélu président de la Chambre des députés à une grande majorité, ainsi que l’un des deux vice-présidents. Le chevalier Buoncompagni, ancien ministre de l’instruction publique, magistrat distingué, et l’un des négociateurs du traité de paix avec l’Autriche, fut élu second vice-président. Ce choix était un heureux indice de l’esprit de l’assemblée qui semblait comprendre combien il importait de laisser de côté les passions politiques pour s’occuper des questions de finances et d’économie administrative.