Page:Remy - Les ceux de chez nous, vol 1, Mon bon nouveau gros paletot, 1916.djvu/16

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dépliée que mon oncle est derrière. Alors il baisse un peu son grand papier, et il me regarde par au-dessus de ses bériques en faisant tout plein des plis dans son front.

Co pu biesse qu’ine biesse ! dit-il tout doucement.

Et Trînette, qui a entendu tout, vient sur la porte du fournil avec ses bras tout déplaqués de payeie et me crie :

On n’dit nin l’prix, ènocint m’vé !

C’est bon, mon Dieu, je ne le dirai plus, le prix. Qu’est-ce que je savais donc moi ?

Je ne l’aime déjà plus tant, leur gros paletot. Et, puisque c’est vrai, pourtant, qu’il coûte vingt-cinq francs. Pourquoi qu’on ne doit pas l’dire ?

Mais pourquoi ?