Page:Renan - Lettres du séminaire, 1838-1846.djvu/165

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Lundi 10 mai.

J’espère que cette fois j’ai été fécond en détails, mon excellente mère. Bientôt je ne serai plus restreint par les bornes étroites d’une lettre, et ce sera même peut-être plus tôt que nous ne le pensons car on dit que les vacances sont encore avancées, et commenceront dans un mois, Monsieur Dupanloup ayant dessein d’agrandir les bâtiments et les cours du séminaire, devenus trop étroits pour le nombre des élèves. Toutefois je ne sais encore rien de certain sur cet article. Nous causerons ensemble de la grande question de redoubler ma rhétorique pour laquelle je ne penche plus autant ; je consulterai mon professeur, et Monsieur Dupanloup, qui me connaît à fond, me dira ce dont j’ai besoin pour moi, je suis complètement indécis. Ne vous inquiétez pas toutefois, ma bonne mère, quoi qu’il arrive, ce ne pourra être que pour mon bien.

Les études vont leur petit train ; on commence ces jours-ci à composer pour les prix.