Page:Renan - Lettres intimes 1842-1845, calmann-levy, 1896.djvu/296

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été prises, et votre frère ne sera pas obligé de se placer en hôtel garni, proprement dit. » — Tu le vois, mon cher ami, voilà bien des ressources ; voilà surtout une obligeance, une amitié parfaites. Je ne t’impose rien là-dessus, je ne t’oblige nullement à aller chez mademoiselle Ulliac ; je veux seulement te dire qu’en cas d’embarras tu trouveras chez elle de l’argent qui t’appartient, des amis intelligents et tout dévoués à t’être utiles, des renseignements précieux, et au milieu de tout cela des nouvelles de ta sœur. Peut-être, dans les premiers jours, préféreras-tu encore l’hôtel dont tu m’as parlé ; je laisse cela absolument à ton choix ; j’ajouterai seulement qu’il vaudrait mieux, ce me semble, choisir un autre moyen d’établissement, si, comme je n’en doute point, tes études libres doivent se prolonger. Mademoiselle Ulliac demeure dans la même maison que M. Gasselin ; voici son adresse : Mademoiselle Ulliac Trémadeure, boulevard Montparnasse, 40. C’est entre le jardin du Luxembourg et l’Observatoire. Si cela te contrariait d’aller chez elle, tu pourrais lui écrire un mot, en lui demandant, avec