Page:Renan - Souvenirs d’enfance et de jeunesse.djvu/322

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III


La lutte théologique prenait pour moi un caractère particulier de précision sur le terrain des textes censés révélés. L’enseignement catholique, se croyant sûr de lui-même, acceptait la bataille sur ce champ, comme sur les autres, avec une parfaite bonne foi. La langue hébraïque était ici l’instrument capital, puisque, des deux Bibles chrétiennes, l’une est en hébreu et que, même pour le Nouveau Testament, il n’y a pas de complète exégèse sans la connaissance de l’hébreu.

L’étude de l’hébreu n’était pas obligatoire au séminaire ; elle était même suivie par un très petit nombre d’élèves. En 1843-1844, M. Garnier fit encore, dans sa chambre, le cours supérieur, celui où l’on expliquait les textes difficiles à deux ou trois élèves. M. Le Hir, depuis quelques années, faisait le cours