Page:Renard - Huit jours a la campagne.djvu/5

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GEORGES.

Non, madame, à Maurice.


MAMAN PERRIER.

Je ne m’occupe pas des lettres de Maurice ; c’est possible qu’il ait reçu quelque chose ; je vais demander.

Elle entre à la maison.


Scène II



GEORGES, seul.

Quel type remarquable de vieille paysanne ! Naturelle, point gâtée par les usages du monde. Je croyais qu’on était prévenu, mais tant mieux ! j’arrive à l’improviste. Je ne dérange personne, c’est plus drôle. Il renifle. Ça sent l’herbe à plein nez ! Oh ! la coquette maison ! Il ne lui manque qu’un peu de mousse, de lierre. Mon rêve pour mes vieux jours !


Scène III

MAMAN PERRIER, MADAME PERRIER, GEORGES.



MAMAN PERRIER. Elle amène madame Perrier.

Voilà ma bru.


GEORGES.

Madame, je suis enchanté de faire votre connaissance. C’est bien à la mère de Maurice Perrier que j’ai l’honneur…


MADAME PERRIER.

Oui, monsieur.


MAMAN PERRIER.

Je vous le dis.


MADAME PERRIER, aussi étonnée que maman Perrier, mais polie.

Nous avons reçu, en effet, monsieur, cette lettre pour Maurice.


GEORGES.

C’est la mienne, madame ; je reconnais mon écriture, l’enveloppe et le timbre… j’annonçais dans cette lettre mon arrivée.


MADAME PERRIER.

Maurice est sorti ce matin, avant le passage du facteur. Il