Page:Renard - Le Professeur Krantz, 1932.djvu/34

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LA PETITE ILLUSTRATION De ce vagabondage dans le monde, Luclen Bayer autour de la Chambre et nous répète d’utiles paroles Use une leçon dam un sonnet épilogue où il confesse dites è la Chambre, la chose politique en est absente qu’il lui suffirait parfaitement de n’avoir vu que la France. tout è fait. Mais ces pages s’animent pourtant d’une Et c’est aux Paysages de Franee (Société des publicatiom passion, celle de faire connaître 1. sol é. Francs dans ses modems., 12 fr.) qu’il consacre le riant et charmant recueil aspects physiques, dans ses villes et dans ses produits ; et où il nous promène tour è tour e Sous les pommiers en il y a daim ces produits les êtres et les choses, e Que fleurs s, e Par les routes bordées d’ajoncs., e Dàns le l’auteur, écrit M. André Tardieu dans sa préface è ce marais poitevin., e Au pays de Cyranoii, e Au pays des volume, évoque un Bourguignon dont on inaugure la bérets bleus.,e Sous le ciel du Midni,e Dans les vignes.. statue ; qu’il expose è la Chambre le dossier des théfitres, Il y a des sonnets pour toutes les villes, pour toutes les des vins, des routes ou du tourisme, c’est une foi de missionnaire provinces, pour tous les vignobles, pour toutes les rivières. En voici un fort joli sur la Dordogne : La Dore, un filet d’eau que boirait un ivrogne Quand sa gorge brllase a le goilt de métal. Elle choit d’un rocher qui boude et se renfrogne En la voyant glsser de son berceau ratai. Dans le creux du vallon elle rcçoit la Dogue —Bonjour... et les voilé mélangeant leur cristal. Puis, les torrents jumeaux devenus la Dordogne D’un beau galon d’argent festonnent le Cantal. La barque du pêcheur lui semble un gros navire, Mais elle se démène, elle tourne, elle vire, Et, lorsque après Libourne elle voit des steamers, il lui viens tant d’orgueil et tant de largeur d’onde Que le vin qu’on récolte entre Elle et la Gironde S’appelle simplement le vin d’entre-deux-mers. Et ces vers sur le Béarn : ...7e veux voir, 4 travers la bruine du coteau, La montagne sourire et se livrer bientôt Ainsi qu’une beauté qui soulève son pagne. Et, gavé de ciel pur et de sentiers fleuris, —Ça le Béaru ? dirai-je en rentrant â Paris... C’est la Touraine avec des châteaux en Espagne. En voyant Carcassonne le poète regrette de n’y être de Sales (Marne, édit.).’ Son ouvrage, agréablement présenté, pas venu, comme on le faisait autrefois, dans une berline parole de M. Victor Bérard que l’auteur e inscrite en qui roulait pendant plusieurs jours. Oui, parbleu, c’était long ; de l’aurore opaline du crépuscule glauque on faisait des détours. L. soleil vous perçait comme une javeline Et la nuis vous tendait ses pièges de velours. Mais on avais un bus, un espoir, un mirage : Depuis qu’au cinéma nous avons fait naufrage Nous sommes devenus savants sans rien savoir. L’écran nous instruit tous sans éclairer personne, Car, dans les Partbénon et dans les Carcassonne, Ce qu’il y é de beau c’est d’espérer les voir. Le plaisir du voyageur est d’ailleurs fort éclectique. le e Traité é. l’Amour de Dieu », e les Vrais Entretiens Il ne déteste point les villes neuves ou modernisées quand spirituels s. Ainsi nous apparaît, avec toutes les richesses elles portent le reflet d’un beau ciel, et Cannes lui inspire de son finie et de son esprit, celui qui, avocat, apôtre, un délicieux sonnet d’amour. 4 Tourisme si régionalisme. siècle, anecdotique et pittoresque et l’on trouverait bien Le livre d’un homme politique qui prend pour titre : Plaisante pour le lecteur détaché des querelles locales, Voyage autour de la Chambre (Hachette, édit.), pourrait elle est devenue puissante dès que son action s’est fait ou nous intriguer ou nous inquiéter. Il piquerait sentir dans le mouvement des forces rationnelles. Il est notre curiosité s’il était un recueil de propos ou une certain que le développement de la presse de province au galerie de portraits. Il se séparerait de notre esprit s’il début du vingtième siècle est un fait considérable, et prétendait nous faire prendre au sérieux la petite guerre l’enquête de M. André Demalson, qui n visité les journaux des partis et toute la cuisine parlementaire. Il n’y a rien des provinces françaises afin de nous dire comment, de ceci non plus que de cela dans le livre de M. GastonGérard dans chaque partie de la Franc., la presse régionale pour qui fut crée le premier portefeuille du Tourisme. reflète ou dirige l’opinion, de quels intérêts vitaux elle Avocat notoire, maire d’une grande ville française : représente la défense, de quels moyens de diffusion elle Dijon, représentant à la Chambre une province pleine dispose, est assurément fort intéressante. Les éléments et é. charmes et de richesses : la Bourgogne, M. GastonGérard les conclusions de cette enquête sont donnés dans I. joint è ces charges qu’il porte allégrement une volume que publie M. Demaison (Hachette, édIt., 12 fr.) sous propagande Infatigable. Et il aon livre nous promène qui s’affirme —d’un missionnaire exigeant qui réclame la présence réelle comme preuve de la convee sion. e La Francs, disait-il un jour, est l’atelier de répas ration de l’outillage humain. s La formule a fait fortune, car elle dit bien ce qu’elle veut dire. Par ses sites, par ses beautés d’art, par ses stations de séjour et de cure, la Franc. distrait, détend, repose et guérit. C’est pourquoi tant d’étrangers y ont fixé depuis des années leur résidence d’élection. • Seulement, parce que les tempe de concurrence sont venus pour le tourisme comme pour le reste, des missionnaires et des organisateurs de la qualité de M. Gaston-Gérarji sont d’autant plus nécessaires è leur pays. Le livre se divise en deux parties. L’une fait vivre sur le sol les hommes dont l’auteur précise les visages et développe les destinées. La seconde partie expose les richesses provinciales dans le pittoresque de leur décor et le charme de leurs horizons. * *5 Aniholo fies. —Engalle.. M. Fabius Henrion met è la portée du grand public e ce qu’il faut connaitre des oeuvres, é. Saint Françot. justifiera sans doute au regard du lecteur cette épigraphe au livre et dont il nous dit qu’elle est è la fois une formule heureuse et un jugement très exact sur le rôle littéraire du saint au début du grand siècle : e Saint François de Sales est l’auteur qui a rendu le plus de services è notre langue ; il est la porte d’entrée au dix-septième siècle. L’introduction dia vie dévote, disons plutôt l’introduction è la langue française.... Outre des extraits de cette célèbre Introduction, le lecteur trouvera dans cette anthologie un précieux choix de e Lettres» —lettres è M• Angélique Arnauld, è Mmc Bourgeois, à la Mère de ChantaI —des e Sermons., évêque, fut aussi un grand écrivain. La presse de province fut, jusqu’è la fin du dernier des sujets de chroniques è feuilleter ses vieux recueils. ce titre : le. Voix de la Franc.. Le Directeur Rird BAICIe.T. —lmp. de L’ltIssSreitoa, 13. rue Saint-Georgea, Pars.9 (Prince). —Lhnprimeur.Géram : Jam BucniT