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PORTUGAL

de ce genre, et qu’il n’y avait de choix à faire qu’entre deux formes d’assemblées, ils ne s’opposeront pas à la détermination que Sa Majesté Impériale a prise, parce qu’autrement le Portugal serait de nouveau exposé à toutes les difficultés dont on vient de triompher ; ce qui mettrait en danger, non-seulement la couronne de Portugal, mais encore la monarchie brésilienne elle-même.

Afin que nous puissions mieux faire sentir aux autres gouvernemens l’obligation de ne pas intervenir dans les affaires de Portugal, il faut surtout que nous écartions tous motifs de jalousie que pourrait leur inspirer l’influence britannique dans des circonstances si importantes.

C’est pourquoi Sa Majesté, tout en approuvant votre consentement à porter de Rio-Janeiro à Lisbonne les décrets de Sa Majesté Impériale, exige qu’aussitôt que vous aurez délivré les actes aux personnes à qui ils sont adressés, et rendu compte au ministère portugais de la mission dont le gouvernement de Sa Majesté vous avait chargé auprès de l’empereur du Brésil, vous preniez congé de l’infante régente, et retourniez en Angleterre.

G. Canning.


L’EMPEREUR DON PÉDRO À S. M. I. ET R. APOSTOLIQUE.


Rio-Janeiro, le 3 juillet 1827.


Mon très cher beau-père et ami,

Les événemens inattendus qui viennent de se passer en Portugal, et la conduite ferme, constante et droite que mon frère l’infant don Miguel a déployée auprès de Votre Majesté Impériale et Royale Apostolique, m’ont engagé à