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CORRESPONDANCE DIPLOMATIQUE.


LE COMTE D’ABERDEEN AU MARQUIS DE BARBACÉNA.


Londres (dép. des Aff. étrangères), le 13 janvier 1829.

Le soussigné, en réponse à la note qu’il eut l’honneur de recevoir du marquis de Barbacéna, le 30 novembre, ne peut s’empêcher de faire remarquer une circonstance extraordinaire : c’est que, au moment où l’ambassadeur de Sa Majesté à la cour de Rio-Janeiro est chargé d’une mission spéciale, ayant pour objet la réconciliation de l’empereur don Pédro avec son frère l’infant don Miguel, le plénipotentiaire de Sa Majesté Brésilienne dans ce pays réclame officiellement des secours efficaces, tendant à placer sa très-légitime Majesté dona Maria ii sur le trône de Portugal ; et cela, quand lord Strangford et le ministre de Sa Majesté l’empereur d’Autriche recevaient, de la bouche de l’empereur du Brésil, l’assurance de ses dispositions à déférer au conseil et au jugement de son auguste beau-père, et du roi de la Grande-Bretagne, dans l’arrangement des malheureux différends qui existent entre les membres de la maison de Bragance.

D’après ces circonstances, le soussigné se serait cru forcé d’attendre que de nouveaux avis l’eussent mis à même de se convaincre des sentimens réels de la cour de Rio-de-Janeiro ; mais la demande du marquis de Barbacéna étant fondée sur les prétendues obligations des traités, il est plus conforme à ses devoirs d’expliquer immédiatement la nature réelle de ces obligations, et, en agissant ainsi, d’éloigner tous les doutes sur l’honneur et la bonne foi du roi son maître.

Le marquis de Barbacéna a présenté un sommaire de différens traités contractés entre les deux pays, commençant à celui dont la date remonte à l’année 1373, et finissant aux engagemens conclus au congrès de Vienne, en 1815. Il ne