Page:Revue des Deux Mondes - 1830 - tome 1.djvu/158

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.


Report 
1,830,000
Turcs, renégats, formant l’aristocratie 
20,000
Descendans des mêmes, mais d’une classe inférieure 
20,000
Total 
1,870,000

La ville d’Alger a du côté de la terre, environ 1,200 toises de circuit. Extrêmement forte du côté de la mer, où son môle et ses remparts bastionnés sont hérissés d’une nombreuse artillerie [1], elle ne paraît pas susceptible du côté de la terre d’une grande résistance. Sa courtine et ses bastions sont faibles et mal entendus, sans chemins couverts, et ses fossés peu larges et peu profonds. À l’angle occidental, dans l’endroit le plus élevé, on voit la citadelle nommée Cassaubah. L’angle du sud et l’angle oriental sont protégés par des fortins et quelques batteries. Deux faibles châteaux, placés sur des mamelons hors de son enceinte et garnis d’artillerie, en défendent encore l’approche ; mais elle est entourée et dominée par un grand nombre de coteaux élevés, d’où on pourrait la foudroyer avec facilité [2].

La garnison se compose de 6,000 à 6,500 Turcs

  1. On l’évalue à plus de 1,200 pièces de canon.
  2. On nous communique à cet égard de nouveaux renseignemens qui nous paraissent encore plus précis.

    La ville est entourée d’un long rempart couvert d’artillerie ; elle forme un carré imparfait. À l’angle du côté de la terre se trouve la citadelle, en bon état ; à l’angle du côté gauche (la vue