Page:Revue des Deux Mondes - 1834 - tome 4.djvu/136

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Mardi soir. — De nouvelles demandes en réparation sont adressées à M. Sainte-Beuve au sujet du même article, si pacifique en apparence, sur le pacifique M. Ballanche. Ces demandes en réparation, venant d’ailleurs d’hommes fort honorables, mais abusés, ne vont à rien moins qu’à transformer la question en une affaire politique, et M. Sainte-Beuve est accusé d’avoir insulté dans son article à des sentimens nationaux et patriotiques, chers à tous les cœurs généreux. M. Sainte-Beuve répondra à loisir à ces nouvelles attaques, il y répondra de la seule manière que sa conscience lui dicte, c’est-à-dire avec sa plume. Il se croit plus que jamais dans une position de droit et de conscience qu’il n’est pas au pouvoir d’hommes même les plus honorables, mais abusés, d’entamer et de flétrir.


— M. Jules Sandeau vient de débuter heureusement. Madame de Sommerville[1] est un récit très simple, inventé naturellement, et d’un style très pur. La fable et les épisodes du roman s’enchaînent sans effort. Chose rare en ce temps-ci ! dans le volume entier, il n’y a pas trois pages inutiles. C’est un grand mérite assurément : nous reparlerons de ce livre.



F. BULOZ.
  1. Un vol. in-8°, chez Henri Dupuy, rue de la Monnaie.