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par M. Répetti. Cet excellent livre, rédigé d’après des documens originaux et souvent inédits, se distingue d’une manière toute spéciale parmi les ouvrages du même genre. Les écrits de M. Ciampi, qui après s’être occupé d’archéologie avec succès, se livre maintenant à l’histoire moderne, et qui a pris pour objet de ses recherches les relations de la Pologne avec l’Italie, offrent un intérêt qui s’accroît encore par le sort commun de ces deux pays.

Nous ne saurions passer sous silence l’Histoire de la Peinture en Italie, que M. Rosini fait paraître à Pise, et qui est déjà connue en France par un article fort instructif de M. Raoul Rochette, inséré dans le Jouranl des Savans. Dans cet article, le secrétaire perpétuel de l’Académie des Beaux-Arts a fait l’éloge de cet ouvrage, auquel il faut joindre, en guise de supplément,la Correspondance inédite des artistes italiens, dont un savant allemand, M. Gave, qui, à la fleur de l’âge, vient d’être enlevé à ses travaux, avait mis au jour trois volumes avant de mourir. Il existait déjà un recueil du même donné dans le siècle dernier par Bottari, et dont il a paru récemment à Milan une édition plous complète ; mais M. Graves est remonté plus haut, et son travail, auquel on devrait trouver un continuateur, contient des documens du plus haut intérêt sur la vie des grands artistes et sur l’histoire des arts.

Une des plus importantes collections pour l’histoire du moyen-âge se publie à Lucques, ville surtout connue à l’étranger pour ces marchands ambulans de figures de plâtre qui se promènent dans toute l’Europe, et qui viennent de là. Cependant cette ville, qui est si intéressante pour l’histoire des arts, et qui a toujours produit des hommes distingués, a d’autres titres à l’attention des savans. Les archives de Lucques sont peut-être les plus riches qui existent en fait d’anciens documens : il y a là plus de quatre cents chartes antérieures à la mort de Charlemagne. La Collection des Documens relatifs à l’histoire de la principauté de Lucques, dont il a paru dix volumes et où se trouvent déjà en grande partie ces diplômes, mérite à tous les titres d’être consultée par ceux qui étudient sérieusement l’histoire moderne.

En Piémont et en Toscane, les travaux historiques sont, comme nous venons de le voir, à l’ordre du jour, et tous les savans s’en occupent. Dans les autres parties de l’Italie, il n’y a ni cette ardeur, ni cet ensemble, et les recherches auxquelles on se livre sont le résultat d’une disposition particulière et non pas de la tendance générale des esprits. M. Pezzana, conservateur de la bibliothèque de