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L’HISTOIRE ROMAINE
A ROME


IX.


D’ALEXANDRE SEVERE A CONSTANTIN.


Alexandre Sévère. — Douceur de son âme et de ses traits. — Santa Maria in Trastevere, le culte chrétien toléré. — Édifices réparés ou construits par Alexandre Sévère. — Le goût du colossal et le despotisme. — Les prétendus trophées de Marius. — L’opus Alexandrinum remonte à Héliogabale. — Mort et tombeau d’Alexandre Sévère et de Julie Mammée. — Gordien l’Ancien, un empereur malgré lui. — Villa des Gordiens. — Portraits de divers empereurs de la décadence. — Honte et crimes de Gallien, son arc de triomphe. — Bons empereurs venus trop tard. — Aurélien et Zénobie. — Temple du Soleil et murs de Rome construits par Aurélien. — Le Colisée au temps de Carin. — Dioclétien, ses thermes. — Constantin et sa famille, tombeau de sa mère et de sa fille. — Bataille livrée à Maxence près de Rome, tableau de Jules Romain. — Arc de triomphe de Constantin, persistance du paganisme, spoliation de l’arc de Trajan. — Basilique de Maxence dédiée a Constantin. — Abandon de Rome.


Après Héliogabale, il semble qu’on soit arrivé au dernier jour de l’empire. Alexandre Sévère le relève de cet extrême abaissement. Son règne est un de ces temps d’arrêt qui suspendent, le progrès de la décadence et prouvent combien ce progrès est irrésistible par leur impuissance à le supprimer. Si l’empire ne s’écroula pas soudain, a dit un historien, ce fut l’œuvre d’Alexandre ; il faut ajouter et de sa mère Mammée, qui dirigea ses premières années, car il fut appelé au trône à douze ans. Seule des quatre Julie, Mammée a laissé une réputation intacte. L’unique vice qu’on lui reprocha fut l’avarice. Cette avarice était peut-être de la prudence, peut-être