Page:Revue des Deux Mondes - 1885 - tome 72.djvu/411

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I. Philipp Spitta, Johann Sébastian Bach. Leipzig, 1873-1880. — II. Félis Grenier, Vie, Talens et Travaux de Jean-Sébastien Bach, traduit de l’allemand de J.-N. Forkel. Paris, 1878. — III. Ernest David, la Vie et les Œuvres de J.-S. Bach. Paris 1882. — IV. Reissmann, J.-S. Bach, sein Leben und seine Werke. Berlin, 1881. — V. C.H. Bitter, Johann Sébastian Bach, 2e*édition. Berlin, 1882. — VI. R. Lane Poole, Sebastian Bach. Londres, 1882. — VII. William Cart, Etude sur J.-S. Bach. Paris, 1885.


Jean-Sébastien Bach est presque célèbre en France depuis que M. Charles Gounod a pris pour accompagnement d’une mélodie de sa composition le premier Prélude de clavecin du vieux maître. Grâce à cette collaboration posthume, il n’est plus aujourd’hui personne ayant quelque notion de la musique qui ne connaisse au moins de nom le patriarche d’Eisenach. Beaucoup, à la vérité, en sont restés là et n’en demandent pas davantage. Ce qu’ils ont pu entrevoir au premier aspect de l’homme et de l’artiste les a détournés de pousser plus avant. La tête massive à triple menton d’un chanoine d’Holbein le jeune encadrée dans la solennelle perruque du grand siècle, l’œil dur, les dents serrées, la lèvre ironique, le masque épais et rigide ; au frontispice de l’œuvre, une collection de titres baroques ou maussades : fugues, gavottes, toccates,