Page:Revue des Deux Mondes - 1914 - tome 19.djvu/38

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Mais la charge sera lourde, s’il doit à lui tout seul réparer tous les monumens de l’architecture religieuse.

Qu’il accepte donc tous les concours : les concours des communes et les concours des catholiques.

Et comment ces trois élémens, l’État, la commune et les hommes de bonne volonté ou, si vous voulez, les fidèles, joueront-ils ensemble ?

L’Etat ? En inscrivant dans son budget une somme globale qui sera distribuée à titre de subvention. La commune ? En intervenant comme l’y autorise la loi actuelle. Quant aux fidèles, là gît la difficulté, qui ne me semble pas insurmontable.

La difficulté, n’est-ce pas ? vous l’avez vue tout de suite : c’est qu’il n’y a pas d’associations cultuelles. A leur défaut, il s’agit de trouver une formule qui puisse être acceptée par la hiérarchie catholique et qui cadre avec l’ensemble de notre législation. Je vous propose que tout vote de fonds, émis par la commune pour réparation ou restauration de l’édifice religieux, donne droit à une subvention correspondante de l’Etat, et que tout contribuable, inscrit au rôle des contributions directes d’une commune, ait le droit de provoquer à ses frais la réparation ou la restauration des édifices religieux communaux, dans le cas où la commune refuse d’y procéder. Et là encore, l’allocation consentie par ce contribuable, après que les inspecteurs en auront reconnu l’utilité, donnera droit à une subvention correspondante de l’Etat. (Interruptions à gauche. — Mouvemens divers.)

Voilà, messieurs, les idées que je vous soumets. Vous le voyez, ma préoccupation a été de concevoir un projet qui cadre avec l’ensemble de notre législation. Ma solution est provisoire, en vue d’un but immédiat et limité. Plus tard, bientôt, quand la poussière de la bataille en retombant laissera mieux voir à des esprits mieux reposés les nécessités de la vie française, un gouvernement causera avec Rome, pour un règlement d’ensemble de la situation religieuse. (Interruptions à gauche. — Applaudissemens à droite et au centre.)

M. ANDRE LEFEVRE. — C’est une conception personnelle.

M. LEON PERRIER (Isère). — On ira à Canossa !

M. FRANÇOIS DELONCLE. — On aurait dû ne pas cesser de causer.

M. MAURICE BARRÈS. — Vous n’acceptez pas tous mon point