Page:Revue des Deux Mondes - 1921 - tome 61.djvu/222

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moyens qu’ils forceront la sympathie de la population allemande dans les pays occupés. Ils sèment des sentiments de haine qui germeront d’autant plus que des méthodes aussi barbares, aussi déshonorantes pour tout peuple civilisé, seront moins justifiées. » (Discours du chancelier Fehrenbach au Reichstag, le 27 octobre 1920). — « Excellence, Sa Majesté l’Empereur d’Allemagne ne pouvait pas choisir dans ses armées un officier plus éminent, mieux choisi pour nous, afin de le représenter en France. J’ai appris avec une vive satisfaction que c’était avec Votre Excellence que j’aurais à traiter les questions délicates que peut faire naître la situation... Je serai très flatté de l’occasion qui me sera offerte de faire la connaissance de Votre Excellence et je la prie de vouloir bien se rendre à l’Hôtel de la Présidence, où elle trouvera un pied à terre plus convenable que dans les hôtels de Versailles. » (Lettre de M. Thiers au général de Manteuffel, 1er juillet 1871). — « Il ne saurait être question, comme le disait M. Millerand, de déclarer que les délais d’occupation ne commenceront pas à courir, tant que l’Allemagne n’aura pas rempli ses obligations; je suis convaincu qu’une telle conception ne peut pas résister à un examen juridique tant soit peu sérieux. » (Discours de M. Koch, ministre de l’Intérieur de l’Empire, prononcé au Reichstag, le 6 novembre 1920.) — « Lorsqu’il y aura quelque nuage, épais ou léger, adressez-vous à nous par l’intermédiaire de mes deux envoyés, l’un aidant l’autre à parler allemand, et je suis sûr que nous nous entendrons bientôt très bien. C’est mon vœu d’homme et de citoyen ; car, comme homme, tout le monde voudra être d’accord avec vous et, comme citoyen, la bonne entente est le plus grand intérêt des deux pays. » (Lettre de Thiers à Manteuffel, 13 juillet 1871). — « Le gouvernement doit se réserver d’apprécier, conformément à son devoir, si et quand, par des motifs de politique intérieure, il est nécessaire que des ministres d’Empire se rendent compte par eux-mêmes de la situation en pays occupé et prennent contact avec la population rhénane. Il ne peut donner à l’avance aux gouvernements belge, anglais et français, aucune espèce d’assurance constituant un engagement au sujet des déclarations qu’il fera dans ce pays. » (Réponse du Reich à la note des Alliés, 10 décembre 1920). — « Mon cher général, je viens d’entretenir M. de Saint-Vallier, et je vois avec peine qu’on a cherché à vous persuader que nous avions voulu faire sortir de vos mains une affaire de votre compétence : celle des deux millions contestés concernant l’entretien des troupes. Il n’en est rien; J’ai fait décider, dans un désir de conciliation, et pour éviter de